LA CONDAMNATION PÉNALE ET CIVILE D’UN TRADER

La Chambre criminelle de la Cour de cassation a affirmé le  19 mars 2014 que « lorsque plusieurs fautes ont concouru à la production du dommage, la responsabilité de leurs auteurs se trouve engagée dans une mesure dont l’appréciation appartient souverainement aux juges du fond »

Or en l’espèce il s’agit d’un  trader sur le « desk Delta One qui  avait, pendant l’année 2007 et janvier 2008, dissimulé tant à sa hiérarchie qu’à ses collègues des positions colossales sur des marchés à risque, et notamment deux positions de 30 milliards en 2007 et une de 50 milliards en janvier 2008. Il était ainsi parvenu à déjouer les contrôles de son employeur grâce à des opérations fictives, des fausses écritures et des mensonges répétés.

La chambre criminelle a confirmée la condamnation pénale du trader par le tribunal correctionnel de Paris pour des faits d’abus de confiance, manipulations informatiques, et enfin faux et usage de faux.